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Qui succèdera aux journalistes syriens ?

Google s’associe une fois de plus à Reporters sans Frontières (RSF) pour organiser et promouvoir l’élection du net-citoyen de l’année. Une cause tout autant louable que profitable.

 

Pourquoi cette élection ?

Internet a révolutionné le monde et les rapports entre les peuples. La vitesse de circulation de l’information et son faible coût de diffusion ont permis l’échange de nombreuses connaissances, mais aussi l’émergence de causes et de luttes.

 

Bien au chaud dans nos pays occidentaux.

 

À l’heure où les opinions se soulèvent contre les lois SEPA, PIPA et contre la fin d’une gratuité à la légitimité discutable (affaire Megaupload), de nombreux internautes dans le monde n’ont pas accès à une caractéristique fondamentale d’internet : la liberté d’expression.

 

D’après RSF, le tiers des 2 milliards d’internautes que compte notre planète ont un accès internet faisant l’objet de censures gouvernementales, de filtrages ou de cybersurveillance.

 

C’est pourquoi depuis 2008, RSF tente d’alerter et mobiliser les citoyens du web en organisant cette élection avec le concours d’un soutien de poids, Google.

 

 

 

Qu’est ce que le net-citoyen ?

Netizen, citoyen journaliste de l’année.

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RSF récompense donc chaque année un journaliste, bloggeur, cyber-dissident ayant contribué à la lutte pour la défense de la liberté d’expression sur internet.

 

Ces deux dernières années le prix a naturellement récompensé le rôle joué par les activistes du web dans les différentes révolutions issues du printemps arabe :

  • 2011 au site tunisien Nawaat.org, blog d’expression libre censuré
  • 2012 aux Centres des médias des comités locaux de coordination en Syrie, regroupement diffusant les informations sur le combat des révoltés syriens.

 

Découvrez les neuf Netizen nommés pour 2013

 

Vous avez jusqu’au 5 mars pour voter. Le nom du lauréat serat annoncé le 7, le prix étant remis le 12 Mars lors de la journée internationale contre la censure.

 
 

Google : Militer pour la liberté ou accéder à de nouveaux marchés ?

Les moins clivant d'entre nous (et pour être objectif ni trop médisant :) ) diront "un peu des deux".

 

Dans la mesure où le sort réservé aux internautes ne jouant pas le jeu des régimes en place, est dénonciable et condamnable dans certains pays, voilà un hommage qui paraît donc tout à fait légitime.

La puissance de Google sert indéniablement la promotion de cette élection et colle donc parfaitement aux objectifs de RSF. Sa position de premier moteur du web rend son action encore plus logique.

 

Toutefois, sans vouloir faire être mauvaise langue, la participation de Google est aussi importante qu’elle peut également paraître intéressée.

 

Cependant, il convient tout de même de soulever certains autres points importants qui ont certainement joués dans l’implication de la firme. Il ne faut pas être dupe, la lutte pour la liberté d’expression ne fait pas tout.

 

Pays censurés : des marchés inexploités

En plus de dorer son blason auprès de l’opinion publique, Google n’aurait rien contre une augmentation de la taille de son marché.

 

En effet, la censure c’est autant d’utilisation en moins de leurs produits.

 

Que le moteur et ses autres services soient complètement censurés (adwords, adsense, shopping, webmail, publicité youtube, etc) ou qu’il s’agisse simplement de quelques requêtes, le problème tient dans le fait que tous les chemins ne mènent donc plus à Rome occasionnant un manque à gagner non négligeable.

 

Écrasant la concurrence dans tous les pays développés et en voie de développement, il est tout naturel pour Google de chercher à faire croître le volume du marché plutôt que ses parts en terrain conquis.

 

Bon samaritain : le dernier recours

Une cause aussi consensuelle en occident est donc du pain béni pour l’entreprise. Être partenaire d’une Organisation Non Gouvernementales (ONG) aussi populaire constitue une de ses meilleures armes notamment pour faire face à ses déboires chinois.

 

D’ailleurs pour ceux qui ne seraient pas au courant, Google a depuis ce début d’année timidement retiré le service de notification avertissant ses utilisateurs chinois lorsque les résultats de leurs recherches sont censurés.

 

La recherche en Chine en bref :

  • plus de 500 millions d’internautes
  • 5% de part de marché pour Google
  • les deux tiers du marché pour Baïdu, son concurrent local et principal instrument de la censure
  • des services comme Youtube, Blogger et Google+ bloqués

Imaginez une seconde les immenses retombées qu’en attendrait Google en cas d’ouverture ;).

 

L’échec de Google en Chine est un bon exemple comme quoi il fallait de nouveaux leviers pour faire pression sur les pays fermés à leurs services. Comme Google n’a pas encore d’armée, quoi de mieux que l’indignation internationale et l’appui d’ONG pour combattre une censure qui le dessert.

 

Liberté oui ! Neutralité  beaucoup moins

Comme on le sait Google suscite beaucoup de critiques et de débats.

  • Résultats naturels en voie d’extinction au dessus de la ligne de flottaison
  • Filtre assassin pour faire de la place à son Google Shopping
  • Captation et utilisation du contenu des sites afin de conserver le trafic

J’en oublis surement, mais plus le temps avance, plus Google modélise le web selon sa vision et son intérêt qui s’éloignent de plus en plus des autres libertés fondamentales qui sont la libre concurrence et la propriété des contenus que l’on produit.

 

Et vous, qu'en pensez-vous ? Pour qui avez-vous voté ?

 

NB: Pour ceux qui n’auraient pas remarqué, le moteur de recherches interne de Reporter Sans Frontières n'est pas Google mais DuckDuckGo. Plutôt surprenant :)

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